Réunion du Comité exécutif supérieur (SEM)
Ce mois-ci, l’exécutif national UCCO-SACC-CSN a rencontré la haute direction de Service correctionnel Canada, y compris les sous-commissaires régionaux et les commissaires adjoints. Le commissaire était absent pour raisons de déplacement, mais il fera un suivi avec le président national Frédérick Lebeau. L’exécutif national tient à remercier Melissa Saunders, présidente locale de de l’établissement Mountain, dans la région Pacifique, pour sa participation à titre d’observatrice de la semaine. Les réunions portaient sur la sécurité du personnel, la violence au travail, le personnel, la formation, la santé mentale, la planification et les consultations significatives.
L’exécutif national a souligné que la violence contre les agentes correctionnelles et agents correctionnels ne doit jamais être acceptée comme une partie normale du travail. L’employeur a proposé un groupe de travail pour répondre à la montée de la violence et à l’imputabilité des détenu-es, ce que le syndicat accueille favorablement, à condition que cela mène à des actions concrètes. Les membres expriment depuis longtemps des préoccupations concernant les agressions, menaces, drogues, drones et armes. Le SCC a affirmé que la sécurité du personnel est une priorité, notant les progrès réalisés sur les outils de sécurité comme le brouillage cellulaire et l’atténuation des drones. Un financement de 60,5 millions de dollars, plus 2,3 millions de dollars pour l’entretien, a été approuvé pour ces technologies, ce que le syndicat accueille favorablement. Cependant, il a aussi été souligné à l’employeur que ces nouvelles technologies ne devraient être utilisées que pour soutenir le personnel sous forme d’approche à plusieurs niveaux, mais qu’elles ne remplaceront jamais la valeur du personnel sur le terrain.
L’assaut grave à Springhill a été discuté directement. Le syndicat a souligné l’impact que cet incident a eu sur le personnel, et le SCC a reconnu la gravité de l’agression et confirmé que les poursuites de la GRC sont poursuivies. UCCO-SACC-CSN continuera de réclamer des responsabilités, du soutien aux membres concernés et des mesures de sécurité renforcées au niveau du site et des régions.
Allocation des bottes CX
UCCO-SACC-CSN a soulevé la question persistante de l’allocation des bottes des agentes correctionnelles et agents correctionnels, soulignant des retards inacceptables dans le processus d’approbation. Un travail important a été accompli par le Comité d’orientation national de santé et sécurité afin de conclure une augmentation raisonnable de l’allocation, conformément aux directives du Conseil national mixte sur les chaussures de protection. L’employeur a maintenant indiqué que l’augmentation doit être approuvée par le Secrétariat du Conseil du Trésor et a également indiqué qu’il s’engage à faire avancer le dossier, avec une approbation espérée en juin. UCCO-SACC-CSN a souligné que ce n’est pas un luxe; c’est un équipement essentiel pour les agentes et agents travaillant dans des environnements exigeants et souvent dangereux.
Horaires et conditions de travail
L’exécutif national tient à remercier les membres de nos comités locaux des horaires pour le travail important qu’ils ont accompli dans la création des horaires de site pour la plupart des établissements à travers le pays. Il reste quelques horaires qui devront être créés, soumis au vote et approuvés par le Comité national des horaires avant le 1er juin, pour une mise en œuvre à l’automne. Au cours de cet exercice des horaires, le syndicat a déclaré à de nombreuses reprises que la formation locale ou régionale serait bénéfique pour les comités des horaires en établissement afin d’élaborer des horaires conjoints au niveau local. Si quelque chose a été appris au cours des six (6) derniers mois, nous espérons que l’employeur s’engagera dans cet exercice essentiel pour permettre aux sections locales de créer les horaires les plus appropriés adaptés au site.
Griefs et processus disciplinaire
Votre exécutif a contesté le manque de transparence dans les décisions de suspension des membres sans rémunération. Plus précisément, les lettres de « révision de trois semaines » sont souvent vagues et n’expliquent pas clairement pourquoi une suspension passe de payée à non payée. Selon l’entente globale, les membres ont droit à des raisons claires justifiant la décision du SCC de suspendre les membres sans rémunération. SCC s’est engagé à examiner cette question.
Allocation de transport
Des préoccupations de longue date concernant les demandes d’allocation de transport ont été soulevées, certaines remontant à plusieurs années. SCC a reconnu que la directive sur les voyages du Conseil national mixte ne précise pas de délais et a indiqué qu’ils exploraient une approche nationale. Actuellement, les demandes sont évaluées au cas par cas, ce qui, selon le syndicat, a conduit un établissement à imposer un délai pour soumettre les demandes.
Problèmes de rémunération d’intérim et de recertification
Des questions ont été soulevées concernant les membres occupant des postes intérims à long terme dont la rémunération est affectée par des questions de conformité à la recertification ou à la formation. Le syndicat a clairement indiqué que la formation est la responsabilité de l’employeur, et que les membres ne devraient pas être pénalisés financièrement pour les lacunes dans les programmes de formation dirigés par les employeurs. SCC a reconnu cette préoccupation et s’est engagée à examiner la question, particulièrement dans la région de l’Ontario où elle a été soulevée.
Imputabilitée des détenu-es et application de la politique
UCCO-SACC-CSN a soulevé des préoccupations concernant les incohérences dans l’imputabilité des détenu-es, particulièrement en ce qui concerne les programmes de travail, le respect des plans correctionnels et les privilèges dans les établissements à sécurité minimale. Des questions ont été soulevées sur la raison pour laquelle les détenu-es qui ne respectent pas leurs plans correctionnels continuent de bénéficier de privilèges. Il est important que la reddition de comptes des détenu-es continue d’être un sujet de discussion lors des réunions locales patronale-syndicale ainsi que lors des réunions régionales patronale-syndicale. Bien qu’il soit nécessaire de modifier la législation dans la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition et le Règlement sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition pour que la discipline des détenu-es soit plus efficace, les sections locales devraient discuter des mesures immédiates possibles, comme la perte de privilèges comme mesure disciplinaire.
DC 574 et orientation politique
Le syndicat a soutenu que cette politique est devenue une arme que les détenu-es peuvent utiliser contre le personnel, ce qui est inacceptable. Le syndicat continuera de présenter des dossiers précis afin d’assurer clarté et imputabilitée, et l’employeur a montré sa volonté de collaborer avec le syndicat pour répondre à nos préoccupations.
Utilisation de la force et direction opérationnelle
Des préoccupations ont été soulevées concernant les directives données à Port-Cartier, en lien avec l’usage de la force. Votre exécutif continuera de surveiller cela de près afin de s’assurer que les agentes et les agents soient soutenu-es, que les politiques soient respectées et que la sécurité ne soit pas compromise par des directives vagues ou incohérentes.
Consultation et communication
Enfin, UCCO-SACC-CSN a soulevé des préoccupations plus larges concernant les pratiques de consultation, l’accès à l’information et les lacunes en communication — notamment concernant la qualité de la traduction et le partage rapide des documents. Une consultation efficace exige transparence et constance, et le syndicat continuera de pousser pour des améliorations dans ce domaine. Cependant, nous constatons une amélioration récente de la qualité des consultations avec le SCC.
Solidairement,
Votre exécutif national