Votre exécutif national a rencontré le SCC lors des rencontres du Comité national patronal-syndical et de la bilatérale. Ce mois-ci, l’exécutif national a eu le plaisir d’accueillir Erin Barter, vice-présidente de l’établissement Grande Cache, comme observatrice, et la remercie pour ses précieux commentaires lors des réunions de la semaine. Nous avons pressé l’employeur au sujet de la sécurité des membres, de la violence, des réductions de personnel, des horaires, de l’équipement et des consultations significatives. Voici les principales mises à jour pour les membres.
Sécurité et violence dans nos établissements
Chaque région a signalé des problèmes persistants de violence, de drogues, de contrebande et d’agressions contre le personnel. Nous avons dit au SCC que les membres ont besoin d’un soutien institutionnel renforcé et de conséquences significatives lorsque des personnes délinquantes agressent des agentes et agents correctionnels. Le Commissaire a convenu que la conduite criminelle doit être traitée et s’est engagé à soulever des préoccupations concernant des accusations externes auprès des hauts responsables de la sécurité publique.
Le travail d’imputabilité des personnes détenues se poursuit, mais d’importantes lacunes subsistent. Nous avons soulevé le manque de consultation, les formulaires d’accusation obsolètes, les besoins de formation et l’absence de suivi fiable des accusations institutionnelles, compte tenu des changements auxquels nos membres sont confrontés par rapport à la DC 585. Le SCC a indiqué qu’il envisage également de soutenir de nouvelles mesures qui pourraient éventuellement entraîner de réelles conséquences et la perte de privilèges en cas de faute grave, direction préconisée par le syndicat depuis des décennies. Nous resterons directement impliqués et continuerons de pousser pour une approche qui soutient les agentes et agents et renforce le contrôle au sein de nos établissements.
Réductions de l’examen exhaustif des dépenses et consultation locale
L’examen exhaustif des dépenses affectera les postes mobiles, les unités d’intervention structurée, les équipes de chiens détecteurs et d’autres fonctions à travers le pays. Nous avons dit au SCC que la charrette est bien en avance sur les bœufs avec ces décisions, car elles ont été choisies avant que les risques opérationnels ne soient pleinement évalués. Nous avons rappelé à l’employeur son devoir de consulter les comités locaux de santé et sécurité au travail afin d’évaluer les risques potentiels associés aux suppressions de postes dans nos établissements. Les postes supprimés atténuent certains risques, et ces risques n’ont pas été pris en compte dans la réflexion du SCC lors de ses décisions d’économies.
Nous avons demandé au Commissaire de donner aux directrices et directeurs et à la direction régionale la marge de manœuvre pour répondre aux besoins de chaque établissement. Il a dit que des solutions locales seront envisagées, bien que l’objectif budgétaire global ne changera pas. Lorsque la direction locale et UCCO-SACC-CSN s’entendent pour qu’un poste soit nécessaire pour des raisons de sécurité, les preuves doivent être documentées et mises en avant. Les membres devraient continuer à fournir des exemples concrets à leurs représentantes et représentants locaux afin que nous puissions contester les décisions qui créent des risques inacceptables ou exposent les membres à des dangers aigus.
Horaires, effectifs et changements dans la main-d’œuvre
La mise en œuvre des horaires actuels sera complétée ce mois-ci et une réunion des « leçons apprises » suivra au Comité national des horaires. Nous utiliserons le processus de leçons apprises pour examiner également les lignes directrices des horaires, ainsi que les besoins en formation, afin de remédier aux incohérences constatées au cours de l’année écoulée dans le processus d’élaboration des horaires. Nous avons identifié certains sites qui menacent déjà de modifier l’horaire compte tenu de la réduction proposée des ETPs et que le SCC a promis de faire un suivi.
Indemnité de bottes et problèmes d’uniformes
Les attestations pour l’allocation de bottes peuvent se poursuivre, et le SCC demandera à la direction régionale de régler les paiements retardés, y compris les dossiers en suspens en Ontario. Nous avons également détaillé de graves problèmes d’approvisionnement en uniformes affectant les recrues et les membres en service. Le SCC s’est engagé à fournir des échantillons d’uniformes et à collaborer avec UCCO-SACC-CSN sur un plan d’action pour corriger rapidement les pénuries et retards. La dépendance aux bacs d’échange d’uniformes, aux collectes de vêtements ou au fait que les membres doivent acheter eux-mêmes leurs articles d’uniforme envoient un mauvais message et ne rétablit en rien la fierté, le professionnalisme et le respect qui devraient venir avec le poste d’agente et d’agent de la paix au Service correctionnel du Canada.
Technologie et projets pilotes opérationnels
Le syndicat a demandé à être impliqué dès le départ dans les discussions du SCC sur l’intelligence artificielle chaque fois que le travail peut affecter les agentes et agents correctionnels, rappelant à l’employeur ses obligations en vertu de l’article 36 de notre convention collective. Les nouvelles technologies ne devraient pas être conçues ou introduites sans la participation des membres censé-es l’utiliser ou travailler sous celle-ci.
Le SCC a également discuté de leur récente visite au Nouveau-Brunswick pour examiner l’utilisation des caméras corporelles. Les agentes et agents présents ont signalé une amélioration du comportement des personnes détenues et moins d’incidents graves après la mise en œuvre. Bien que le syndicat ne s’oppose pas aux avantages potentiels d’un tel outil, nous avons contesté le fait que le SCC fasse avancer le projet sans consultation significative. Le syndicat a clairement indiqué qu’une consultation appropriée de la politique et de la procédure de cet outil est nécessaire avant l’introduction de caméras dans le cadre d’un programme pilote.
Après avoir exprimé des inquiétudes concernant le détecteur d’ions de détection Smiths qui donnait des lectures erronées et incohérentes, le SCC a informé le syndicat que les établissements Millhaven et Kent avait été sélectionnés pour un projet pilote où l’entreprise chercherait à corriger les problèmes rencontrés.
Divers
Nous avons demandé à l’employeur une mise à jour sur plusieurs points en retard : son intention concernant les mises à pied pour les postes qu’il a supprimés (le syndicat a demandé de baser le SMPMD sur l’expérience CX), les politiques et lignes directrices concernant la discipline, les procédures d’enquête, les heures supplémentaires, et nous avons convenu de poursuivre les réunions pour finaliser la révision de tous les protocoles d’entente et des bulletins sur les ressources humaines. Nous avons réitéré que l’employeur devait consulter le syndicat avant de changer le travail ou la description d’un poste, et l’employeur a renouvelé son engagement à le faire. Nous avons finalisé une discussion sur les horaires de pré-retraite, et l’employeur nous fournira ses documents d’orientation sur cette question. Nous avons demandé au SCC d’intervenir auprès du Centre de paie, dont les réponses trompeuses à nos membres donnent l’impression que les erreurs de l’employeur dans la collecte des cotisations sont la faute du syndicat. Le SCC nous a informés de la mise en place, le 23 septembre 2026, d’une unité de conseillères et conseillers en rémunération dédiés et mieux formés qui remplacerait le modèle inefficace actuel pour traiter les problèmes de rémunération des agentes et agents correctionnels. Le syndicat a demandé à l’employeur un suivi d’une discussion antérieure concernant la description de poste de maître-chien, et l’employeur nous a dit qu’il serait bientôt prêt à nous consulter dans le cadre du comité de description de travail décrit dans notre entente globale. Nous avons parlé d’imputabilité des personnes détenues, y compris celles et ceux qui portent de fausses accusations à l’encontre des agentes et agents correctionnels.
Pour la suite
Votre exécutif national continuera de tenir le SCC responsable pour une consultation significative avant que les décisions ne soient prises, particulièrement lorsque le personnel, la sécurité ou les conditions de travail sont affectés. Nous porterons les préoccupations des membres directement à la table nationale, exigerons des preuves claires et des évaluations des risques opérationnels, et pousserons pour des solutions cohérentes dans toutes les régions. Nous continuerons également à renforcer l’imputabilité des personnes détenues, à améliorer la formation et l’équipement, protéger les membres au fur et à mesure que de nouvelles technologies sont introduites, et s’assurer que les agentes et agents reçoivent le soutien nécessaire pour accomplir leurs tâches en toute sécurité. Les membres peuvent soutenir ce travail en documentant les impacts locaux et en partageant des exemples précis avec leurs représentants UCCO-SACC-CSN.
Solidairement,
Votre exécutif national