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Depuis que UCCO-SACC-CSN a entamé les négociations avec Conseil du Trésor du Canada, le temps a filé.

Il y a trois ans, le 31 mai 2010, Kim Jong-il, Elizabeth Taylor, Jack Layton, Dennis Hopper, Ted Kennedy, Steve Jobs, Oussama ben Laden et Hugo Chavez étaient tous et toutes bien vivants.

La centrale nucléaire de Fukushima au Japon semblait encore être une source d’énergie tout
à fait sûre. Sendai existait.

Il y a 36 mois, Barack Obama vient de complèter sa première année comme président des États-Unis.

Benoît XVI était encore pape.

Les gens savaient qui était Michael Ignatieff.

Les Kings de Los Angeles n’avaient jamais gagné la coupe Stanley.

Avant que nous commencions à négocier une nouvelle convention collective avec le Conseil du Trésor, il y a 156 semaines, le NPD n’avait jamais formé l’opposition officielle au Canada.

Stephen Harper menait toujours un gouvernement minoritaire.

Le président du Conseil du Trésor, Tony Clement, n’était pas encore connu pour avoir dépensé de millions de dollars dédiés à la sécurité frontalière sur un gazebo dans sa circonscription.

Il y a 1096 jours, personne d’autre qu’un amateur de soccer sud-africain aurait pu dire le son que fait une vuvuzela.

British Petroleum n’était pas encore tristement célèbre à cause d’un déversement de pétrole catastrophique dans le golfe du Mexique.

De vieilles dictatures étaient toujours en place en Tunisie, en Lybie et en Égypte. Bashar al-Asaad
régnait en maître en Syrie.

Il y a plus de 26 304 heures, lorsque nous avons commencé à nous rapprocher d’un contrat de travail juste et équitable, nous ignorions que nous allions devoir négocier pendant trois ans, sans pour autant conclure une entente.

Nous espérons qu’il n’y en aura pas un quatrième avant que cela se produise.

Le monde change. Au Conseil du Trésor, malheureusement, c’est comme si le temps s’était arrêté.

N’est-il pas temps que nous finissions ce que nous avons commencé, avant que l’histoire nous laisse en plan ?

Nous méritons un bon contrat.
Finissons le travail.

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