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Chers membres,

Je vous écris aujourd’hui pour vous souligner l’importance de rester fort devant les défis imposés par le gouvernement. Il y a presque deux ans, nous avons adopté un thème pour nos négociations. Ce thème est simple, mais tellement pertinent : Protégeons notre avenir.

Maintenant, avec toutes les difficultés qui nous attendent, ce thème prend encore plus d’importance. Nous assistons à une attaque en règle de la part du gouvernement contre les gens qui s’occupent de la sécurité du public. Plusieurs de nos confrères qui travaillent dans d’autres secteurs de la sécurité publique se sentent comme nous, attaqués dans leurs valeurs fondamentales. Malgré cela, la sécurité du public doit être protégée.

Pour nous, la liste des attaques est longue : fermetures d’établissements, relocalisation de plus de 600 agents correctionnels, élimination des AC dans les Centres correctionnels communautaires, restructuration des établissements minimums, énormes impacts sur la gestion de la population de détenus, impacts sur notre propre sécurité, double occupation, détenus mécontents.

Le gouvernement se dit « tough on crime », mais il agit sans consultation ni respect pour les agents correctionnels. Nous devons composer avec un plan qui dépasse toute logique. Ce gouvernement utilise des moyens qui sont inacceptables. Vus dans leur ensemble, tous ces facteurs nous font croire que la situation actuelle est une attaque directe à notre avenir. Soyons clairs : le futur pour nos nouveaux agents correctionnels est inquiétant.

Le gouvernement jette de l’huile sur le feu : malgré deux ans de négociation, il n’a toujours pas montré de signe encourageant pour régler les conditions de travail des agents correctionnels. Encore pire, quand le gouvernement a déposé sa demande aur les indemnités de départ pour les agents correctionnels, il n’a même pas respecté le principe voulant que les demandes de négociation doivent être connues au début de celle-ci. Il a formulé cette demande quelques mois après le début des négociations. Enfin, les pourparlers à la table des négociations à deux niveaux vont commencer, tandis qu’il reste beaucoup de travail avant de régler l’entente globale.

Protégeons notre avenir commence par un respect des règles établies dans le passé. Nous avons demandé que l’employeur reconnaisse les difficultés qui vont nous être imposées au cours des prochaines années. Mais il manifeste également son manque de respect en ne faisant aucune distinction entre nos conditions de travail et celles d’autres groupes qui n’ont rien en commun avec nous.

Le Conseil du Trésor doit comprendre que, dans la dernière négociation, nous avons établi des normes de comparaison avec la GRC. Nous avons accepté de faire les vraies comparaisons sur les heures de travail, entre autres. C’est de cette façon que nous sommes passés à un horaire de 40 heures.

Aujourd’hui, Protégeons notre avenir signifie respecter ce que nous sommes devenus et ce que nous voulons être dans le futur. Comme membres d’UCCO-SACC-CSN, nous devons être conscients de nos défis et solidaires dans les moments difficiles à venir.

Je comprends et je partage votre colère grandissante. Mais gardez-la pour les représentants de l’employeur qui disent NON à vos demandes contractuelles légitimes et qui refusent de respecter votre travail et vos droits.

Chers membres, j’ai un immense respect pour le métier que nous faisons. Soyons fiers de ce que nous sommes et du travail que nous faisons. Très peu de gens seraient capables de travailler dans les rues les plus dangereuses de notre pays, comme nous le faisons à tous les jours avec fierté, dignité et solidarité.

Pierre Mallette

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