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La volonté de nos membres est claire : fermer trois établissements importants, sans plan viable, est une grave erreur qui doit être corrigée.

À l’occasion de sept assemblées générales spéciales, les membres du pénitencier de Kingston, de l’Unité régionale de santé mentale de l’Ontario et de l’établissement Leclerc ont déclaré qu’ils voulaient se battre contre la décision du gouvernement de fermer ces établissements dans 18 mois. Et nous nous battrons.

Avec la solidarité et la participation de nos 7 500 membres à travers le Canada, nous avertirons le public des risques inacceptables auxquels il fera face à cause de cette décision dangereuse et irréfléchie. Nous rechercherons des alliés au niveau politique, des syndicats avec qui nous partageons une vision commune et des organismes oeuvrant au sein de la communauté.

Et nous utiliserons tous les moyens à notre disposition pour convaincre le gouvernement conservateur que cette fois, il est allé trop loin, trop vite.

UCCO-SACC-CSN a réagi immédiatement lorsque le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, a fait l’annonce de ce plan le 19 avril. Dans les minutes suivant la conférence de presse du ministre, le président national et les présidents des régions de l’Ontario et du Québec ont réussi à avoir une couverture médiatique qui a rejoint un auditoire pancanadien.

Nous étions prêts, avec des lignes d’information au pénitencier de Kingston/URSM (O) et à l’établissement Leclerc. De plus, nous avons organisé rapidement des assemblées générales locales et créé la solidarité régionale. À compter d’aujourd’hui, avec l’appui concret de nos membres, des leaders syndicaux locaux de ces trois établissements et de la CSN, nous nous engageons dans une longue bataille d’ampleur nationale.

Nous ne ferons pas cavalier seul. Plusieurs organisations et personnalités publiques ont déjà contacté le syndicat pour nous offrir leur aide et nous assurer de leur solidarité.

Nos membres comprennent les enjeux. La population carcérale de ces trois établissements ne sera pas aisément intégrée de façon sécuritaire dans d’autres établissements. Des détenus dangereux verront leur cote de sécurité diminuer et plusieurs autres seront placés en occupation double de cellule, ce qui mènera vraisemblablement à des situations violentes.

Ce refus de consulter les professionnels de première ligne dans nos pénitenciers fédéraux amènera une multitude de problèmes au sein du Service correctionnel. La relation avec les gestionnaires du SCC, bâtie avec soin depuis plus d’une décennie, est maintenant fortement ébranlée.

Dans les jours suivant l’annonce, il est devenu évident que l’impact sur nos quelque 600 membres travaillant dans ces trois établissements sera bien plus grand que ce qui a été évoqué par le ministre Toews. Même si le SCC ne nous a pas fourni d’informations précises, il est probable qu’un grand nombre d’agents correctionnels soient contraints de déménager de leur région pour conserver un lien d’emploi. Des agents de toutes les régions ressentiront les effets de cette vague. C’est un événement traumatisant pour tous ceux et celles qui ont oeuvré dans ces pénitenciers importants et qui ont passé leur carrière à protéger  le public canadien.

Cette décision est désastreuse à tous les niveaux. Nous ne croyons pas qu’à long terme, le gouvernement économisera de l’argent.

Et n’oubliez pas : à la fin du mois, ça fera deux ans que notre convention collective est échue. Notre patience était déjà mise à rude épreuve quand nous avons appris que le SCC et le gouvernement ont pris cette décision hautement questionnable.

C’est la goutte qui fait déborder le vase.

Alors nous faisons appel à nos membres : soyons prêts pour le combat.

 

 

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