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Ce gouvernement fait tout pour nous rendre malades

Négociations 2015 

À la suite de la rencontre de négociation la semaine dernière entre le syndicat et le Conseil du Trésor, nous devons malheureusement vous informer qu’aucun progrès n’a été fait. L’employeur persiste à proposer une régression de notre programme de congés de maladie.

La négociatrice du Conseil du Trésor a entrepris les discussions de la semaine dernière en faisant le point sur sa tournée des établissements du Québec. « C’est incroyable de voir ce que vous devez vivre au quotidien à l’intérieur des murs. Je vous lève mon chapeau. L’atmosphère est lourde à l’intérieur d’un pénitencier, c’est très différent à l’extérieur. Le bruit des portes de cellule qui claquent derrière vous est frappant. Je tiens à remercier les agents correctionnels qui m’ont accueilli et je souligne leur professionnalisme. Je comprends beaucoup mieux maintenant votre environnement de travail. » Peut-être que l’employeur connaît mieux la réalité de notre environnement de travail, mais cette meilleure connaissance n’a pas contribué à faire avancer les négociations.

Lors de cette séance, l’employeur a fait la lecture de son plan de gestion de l’invalidité. Il a vanté les mérites de ce plan. Nous avons expliqué que tout au long de nos consultations avec les membres, et en dépit de la volonté de l’employeur de vendre son plan, le syndicat et ses membres ne croient pas que la proposition de l’employeur est une amélioration des dispositions du programme actuel de congés de maladie prévus à notre convention collective.

Nous avons également fait valoir que comme le rôle du syndicat à la table de négociation est de représenter les intérêts de ses membres, et que celui de l’employeur est de représenter les intérêts de l’employeur, la position du syndicat sur le bien-être des employé-es doit l’emporter sur l’attitude « papa a raison » de l’employeur. Ce dernier a répondu à cette affirmation en soulignant que le gouvernement a déjà statué, lors du discours du budget, qu’il prendrait les mesures nécessaires pour mettre en oeuvre son plan d’invalidité s’il ne pouvait pas parvenir à un accord avec les syndicats dans un délai « raisonnable », qui n’a pas été défini. Devant cette menace voilée, le syndicat a répondu que cette seule déclaration du gouvernement va à l’encontre des décisions récentes de la Cour suprême sur son obligation à négocier les dispositions de la convention collective.

NÉGOCIATION À DEUX NIVEAUX

Nous avons demandé une réponse à notre lettre de novembre 2014 concernant la négociation à deux niveaux. L’employeur n’en a toujours pas. Cependant, il a affirmé que les articles 17 (discipline) et 20 (procédure de griefs) ne seraient pas inclus dans la négociation à deux niveaux. Nous avons donc présenté notre argumentaire à propos de ces deux articles de la convention collective. L’employeur n’était pas outillé pour répondre à notre argumentation.

Le syndicat a fait des contre-propositions à l’article 43.03 (indemnité d’habillement pour les employées enceintes) et sur les heures supplémentaires pour les agents qui doivent continuer à travailler pour des périodes dépassant 16 heures. L’employeur, qui a déclaré qu’il pouvait ajouter des propositions à certains articles à tout moment pendant le processus de négociation, a retiré ses « signets » aux annexes E, F, G, I et J. Il en maintient un à l’article 30.16, congé pour accident du travail.

D’autres séances de négociation ont été fixées jusqu’à la fin de novembre. Nous allons reprendre les discussions sur l’entente globale avec le SCC les 11 et 12 mai. En marge des négociations, l’employeur a concédé que sa récente interprétation de l’article 26.02 était erronée. Nous nous assurerons que les agents qui ont été pénalisés soient dédommagés.