Warning: Older browsers may experience problems with parts of this site.

Montréal, le 7 février 2011
L’honorable Vic Toews
Ministre de la Sécurité publique
Chambre des communes
Ottawa, Ontario K1A 0A6

Monsieur Toews,
Je vous remercie de votre lettre du 9 décembre 2010. J’ai été heureux d’avoir enfin de vos nouvelles. Je dois toutefois reconnaître que j’ai été quelque peu déconcerté, parce que vous me remerciez pour une lettre que je vous ai envoyée il y a plus d’un an, alors qu’en septembre dernier, vous avez dit à certains de nos membres ne l’avoir jamais reçue.

Quoi qu’il en soit, à la suite de la visite que nos membres vous ont faite à Steinbach, j’ai trouvé encourageant que votre attaché politique communique avec moi pour me demander d’envoyer un projet d’ordre du jour couvrant les points dont nous souhaiterions discuter, ainsi qu’une liste de dates possibles pour une rencontre. Nous avons proposé quelques sujets et quelques dates… mais nous n’avons pas eu d’autres nouvelles de votre cabinet.

Si vous sentez un certain degré de frustration de ma part, vous avez raison. Votre lettre représente un manque de respect flagrant, considérant que nous essayons depuis un an de discuter avec vous des nombreux problèmes urgents auxquels fait face le Service correctionnel du Canada.

Voici une liste des efforts que nous avons accomplis pour attirer votre attention:

Le 27 janvier 2010: Je vous ai envoyé une lettre pour vous féliciter de votre nomination au poste de ministre de la Sécurité publique par le premier ministre Stephen Harper et pour vous inviter à discuter avec nous des défis actuels auxquels est confronté le Service correctionnel. Nous n’avons pas reçu de réponse.

Le 27 mai 2010 : J’ai écrit une deuxième lettre dans laquelle je réitérais la demande de rencontre du syndicat. Cette fois, après avoir précisé que le syndicat ne prend pas position politiquement en ce qui a trait à la législation gouvernementale, j’ai dit que j’aimerais expliquer les conséquences de la législation récente sur le Service correctionnel en général, et sur la santé et la sécurité des membres de notre syndicat en particulier. Cette fois encore, nous n’avons pas eu de réponse.

Le 25 septembre 2010: Une petite délégation de nos membres a assisté à votre activité communautaire en plein air à Steinbach. Ils vous ont remis en mains propres une troisième lettre contenant une nouvelle demande de rencontre.

Le 8 octobre 2010: Votre assistant a communiqué avec moi pour s’enquérir de ma disponibilité. Je lui ai envoyé un courriel contenant une liste de dates possibles pour des rencontres en octobre et au début de novembre.

Le 14 octobre 2010 : J’ai répondu à une demande subséquente concernant les sujets de discussion possibles. J’ai suggéré les sujets suivants: la construction de nouveaux pénitenciers, la gestion de la population carcérale, les plans de maind’oeuvre et certains problèmes de santé et sécurité spécifiques. Nous n’avons reçu aucune communication après ce courriel.

Le 12 novembre 2010: À l’occasion d’un ultime effort que nous avons tenté pour attirer votre attention, à l’établissement Stony Mountain en novembre dernier, vous avez dit au président régional du syndicat, M. Kevin Grabowsky, que les sujets dont nous souhaitons discuter ne relèvent pas de votre responsabilité.

Nous ne sommes pas d’accord. Si ça ne relève pas de vous, ça relève de qui? Du premier ministre? C’est votre
gouvernement qui a décidé d’agrandir considérablement notre système carcéral sans faire en sorte que des mesures de sécurité suffisantes y soient appliquées. Monsieur Toews, à titre de ministre de la Sécurité publique, vous avez la responsabilité de respecter les citoyens du Canada et les organisations qu’ils choisissent pour les représenter. Et pourtant, depuis que notre syndicat a été fondé, vous êtes le premier ministre de ce ministère qui refuse de rencontrer les agents correctionnels dont vous avez la responsabilité.

Les problèmes auxquels nos membres sont confrontés ne disparaîtront pas. Et nous non plus. Nous poursuivrons nos efforts pour nous faire entendre de votre gouvernement au sujet des préoccupations de nos membres face aux dangers que représentent pour eux et pour la population les nouveaux projets de construction et la modification des lignes directrices de gestion des détenus.

Sincèrement,

Pierre Mallette
Président national
UCCO-SACC-CSN

PM/cg
c.c. Le très honorable Stephen Harper
M. Don Head, commissaire du 5CC
Membres d’UCCO-SACC-CSN

» «